Au terme du cycle d’exploration sur ces différents supports, une observation s’est imposée comme principe méthodologique : la cohérence intérieure est elle-même un indicateur fiable de la justesse d’une démarche.
Quand un travail d’observation est mené avec discipline, et quand quelque chose émerge qui est juste — au sens où cela correspond à une donnée réelle de l’expérience — un effet caractéristique se produit : les différents niveaux de la personne s’accordent. Le mental ne contredit pas le corps, l’intuition ne dément pas la raison, l’émotion s’apaise au lieu de s’agiter.
Cet accord est observable. Il n’est pas la « preuve » qu’une perception est juste, mais c’est un indicateur fiable. À l’inverse : quand un travail produit un état d’agitation, de conflit interne, de tension persistante, il y a lieu de l’examiner avec prudence.
Ce principe — utiliser la cohérence intérieure comme indicateur — guide depuis lors l’ensemble du travail du Laboratoire. Il rejoint, par sa voie propre, ce que les traditions contemplatives ont formulé sous des noms différents : discernement, juste milieu, équilibre.

